Vous faites une bonne saison et des recruteurs ont des yeux rivés sur vous. Où vous voyez-vous la saison prochaine ?
Pour l'instant, je préfère ne pas me prononcer vu que la saison n'est pas finie et que Strasbourg n'est pas encore sauvée de la relégation. Cela ne serait pas respectueux pour mon équipe de penser à mon sort alors que nous formons un collectif. J'attendrai la fin de la saison et après on en reparlera.
Thierry Henry, à travers sa campagne « Stand Up Speak Up », a stigmatisé le racisme dans les stades. En avez-vous été victime ?
Oui, c'est déjà arrivé mais cette année un peu moins. Je pense que le public français commence à comprendre que bien que nous soyons des hommes de couleurs, nous sommes avant tout des humains, des joueurs de football comme les autres. Nous personnellement, nous faisons notre métier et nous nous amusons en cherchant à gagner des matches, ce d'autant que c'est le fait d'une minorité.
Que compte faire Mamadou Niang pour aider au développement du football en Afrique et au Sénégal en particulier ?
C'est vrai que les moyens financiers font défaut sur le continent. Cependant, d'ici, nous ne pouvons pas grand-chose parce que nous ne gagnons pas encore des gros salaires comme certains de nos collègues qui évoluent dans de grands clubs. Toutefois, nous essayons d'aider nos proches, ceux qui nous sollicitent, nos amis et de mettre nos familles à l'abri en espérant un jour pouvoir aider un plus grand nombre, en particulier les jeunes footballeurs.